MENETROL

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Devoir mémoriel

vendredi 13 juin 2014

Cette année, nous avons une double commémoration avec le Centenaire de la Première Guerre mondiale et le soixante-dixième anniversaire de la Libération de la France. Le 3 août prochain, nous nous souviendrons de la Grande Guerre, suite à la déclaration de guerre de l’Empereur Allemand. Cette Grande Guerre occupe une place particulière dans notre pays car toutes les familles françaises ont été concernées. Nous avons tous un grand-père, un arrière-grand-père ou un grand oncle qui a fait cette guerre et qui bien souvent n’est pas revenu mais dont nous avons le souvenir à travers une photographie posée sur la cheminée, ou des histoires de familles, que l’on raconte de génération en génération, avec des témoignages qui sont restés de la part de ceux qui ont vécu l’horreur. Le souvenir de la Grande Guerre est également présent dans chaque village et ville de France avec les monuments aux morts qui portent le nom de tous les enfants de la République, qui se sont battus pour notre liberté et qui ne reviendront jamais du front.

Ne jamais oublier le combat pour la liberté, tel a été aussi le message diffusé lors des récentes commémorations du Débarquement de Normandie.

Aujourd’hui, même si les menaces de guerre ne pèsent plus en Europe, grâce à un projet européen humaniste, comme l’a souhaité Maurice Schumann, il nous faut continuer à promouvoir, en particulier dans cette période de doutes des peuples face à une crise économique et sociale sévère, ces idées de liberté, de tolérance et de fraternité. Ce sont les seules valeurs qui fondent la sécurité et la stabilité européenne. Il est bon de se rappeler les mots du Président François Mitterrand, prononcés lors de l’inauguration de la maison des enfants d’Ysieu* en avril 1994 et qui sont aujourd’hui plus que jamais d’actualité. Il disait à propos de la seconde guerre mondiale : « Le temps ne doit pas effacer cela. S’il y parvenait, ce serait que la République aurait renoncé à demeurer elle-même. Cela signifierait que la France ne serait plus ce qu’elle fut pour tant de juifs exilés au cœur de l’Europe de 1930, ce que nous aimons appeler notre Patrie du Droit. Elle ne serait plus la France de 1789, celle de tant d’hommes et de femmes illustres, celle de l’Abbé Grégoire, celle qui fit des juifs des citoyens libres et égaux comme les autres. La justice rendue ou à rendre ne nous exempte pas du principal, c’est-à-dire de la lutte quotidienne contre les germes d’un mal qui guette nos sociétés. Qui peut assurer que sur notre sol même il ne menace plus ? Des propos, des insultes, des inscriptions sacrilèges, des profanations de tombes laissent à penser, selon l’expression fameuse, "que la bête est encore vivante". »

Souvenons-nous toujours de tous et de chacun pour ne jamais oublier.

* Les Enfants d’Izieu (Ain) était une colonie d’enfants juifs, créée en 1943. Le 6 avril 1944, les troupes de la Gestapo, sous le commandement de Klaus Barbie, investissent la colonie et arrêtent les 44 enfants résidents et 7 adultes présents les encadrant. Quarante-deux enfants sont gazés dès leur arrivée à Auschwitz, le plus jeune étant âgé de 4 ans. Les 9 autres personnes ne reviendront jamais…