MENETROL

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Le sentier des orchidées

Le sentier des orchidées

Le sentier des orchidées, plateau de Mirabel, Bourassol

Plateau basaltique où l’on découvre plus d’une quinzaine d’orchidées. Un sentier de découverte balisé des orchidées a été aménagé par le C.E.P.A. (Conservatoire des Espaces et Paysages d’Auvergne), avec vue panoramique sur la Limagne.

Informations pratiques

Pour visiter le sentier des orchidées : Départ et panneau d’information en face l’usine Merck de Riom, sur la voie rapide de contournement au sud de Riom (sortie Marsat-Volvic). Pour plus de détail, consulter la brochure éditée par le C.E.P.A. :

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Brochure sentier des orchidées


Ou encore cette plaquette dernièrement éditée avec plan et détail des espèces : RECTO et VERSO





L’histoire du coteau de Mirabel, Bourassol

Comme beaucoup de « buttes » volcano-marneuses dans les environs de Clermont-Ferrand, le coteau de Mirabel a connu aux 18ème et 19ème siècles une occupation viticole importante avec des densités humaines fortes pour l’époque. Puis, suite à la première guerre mondiale, aux changements économiques et à l’épidémie de phylloxéra, le vignoble a été quasiment abandonné. La nature a repris ses droits en quelques dizaines d’années.

Une zone à préserver

Les pentes marno-calcaires bien exposées dans le contexte climatique chaud et continental de la Limagne permettent le développement d’un type d’habitat bien particulier, les pelouses sèches, qui regroupent un ensemble d’espèces végétales très original et hébergent une faune spécifique notamment en insectes.

Aujourd’hui les interventions humaines sont nécessaires pour maintenir ce milieu et sa diversité biologique. Le Conservatoire des Espaces et Paysages mène des actions en ce sens : débroussaillage, acquisition de terrains, fauchage, rétablissement du pâturage ovin. Pour en savoir plus sur les animations du C.E.P.A., consulter leur site : http://www.cen-auvergne.fr/

Une flore et une faune riches et originales

Ces pelouses, pré-bois, lisières et bois de chênes pubescents abritent une flore particulière avec des espèces aux affinités méditerranéennes comme le chèvrefeuille d’Etrurie, la marguerite de Saint Michel, le géranium sanguin, le peucédan d’Alsace et une bonne quinzaine d’espèces d’Orchidées emblématiques de ce genre de site. Ainsi en juin, la meilleure période pour parcourir le sentier, vous pourrez admirer l’orchis pourpre, l’orchis homme-pendu, les ophrys mouche, abeille ou frelon, la néottie nid d’oiseau, la céphalanthère à longues feuilles et bien d’autres. Vous pourrez aussi apprécier la diversité des insectes qui peuplent ces milieux chauds : criquets et sauterelles, papillons dont une pléiade d’espèces d’argus (petits papillons bleus), guêpes et abeilles solitaires, ....


Berger des champs avec vue sur la ville

Extrait du journal de Riom Communauté N°11
Pour lire l’article complet

L’activité pastorale se fait rare en secteur périurbain. Il reste pourtant des éleveurs de moutons à Riom. Portait de l’un d’entre eux, originaire de Ménétrol, qui emmène pâturer ses brebis sur la colline de Mirabel.

Christian Plotat est un faux bourru. S’il bougonne quand on lui réclame une interview, c’est qu’une rude nature est pour lui indissociable de la condition de berger, et qu’il s’est vêtu de ce trait de caractère comme on enfile une panoplie. Mais le masque tombe en cinq minutes. En vérité, il est plutôt bavard et il aime bien rigoler. Voilà dix ans qu’il s’est installé comme éleveur. Auparavant, il a travaillé vingt ans chez Michelin mais on sent bien qu’il n’y pas assez de place pour lui entre les murs d’une usine, même très grande. A la ferme des Vergnes, sur la commune de Riom, il élève un troupeau de 270 bêtes. Il les tient une centaine de jours par an en bergerie, du 25 mars au 15 décembre. Le reste de l’année, il les emmène pâturer jusqu’à Pompignat. Chaque jour, il bat ainsi la campagne cinq ou six heures, flanquée de sa chienne gitane. Les brebis agnellent une ou deux fois dans l’année, en décembre ou janvier pour celles qui n’ont qu’un agneau, en août ou septembre puis mars ou avril pour celle qui en ont deux. L’année suivante, les rôle sont inversés si bien que chaque brebis agnelle trois fois en deux ans. Les agneaux sont nourrit sous la mère pendant une période comprise entre 90 et 150 jours selon la qualité souhaitée de la viande.

Zapping sur les histoires de sous

L’exploitation de Christian s’étend sur une cinquantaine d’hectares mais cela ne lui suffit pas les années de sécheresse. "Je patrouille alors sur une centaine d’hectare, explique-t-il. Il y a énormément de friches dans le secteur. Personne ne me dit rien. D’ailleurs, ça entretient." C’est exactement pour l’entretien qu’assurent ses moutons que le paysan s’est vu proposer de les faire pâturer sur les prairies de Mirabel rachetées par Riom Communauté pour leur intérêt écologique et qui offrent une très belle vue sur la ville de Riom. "C’est des terres qui touchent chez moi, explique l’éleveur. Ca m’intéressait. Ils m’ont fait un chemin, remarque-t-il évoquant les aménagements initiés par le Conservatoire des espaces et paysages d’Auvergne (Cepa). Ils ont bien arranger le truc" conclut-il en jetant un oeil au troupeau indifférent. Pour le cheptel, des percées ont été pratiquées dans les broussailles, de façon à rendre le terrain accessible. Les moutons mangeront tout, sauf les chardons, et empêcheront cet espace sensible de se fermer, ce qui peut lui arriver de pire. Les bêtes se font ainsi les auxiliaires du Cepa qui protége et souhaite mettre en valeur ces prairies sèches. Ses animaux qui participent à la beauté du paysage permettent-ils à Christian de gagner convenablement sa vie ? Sa voix gronde à travers le masque revenu : "On va zapper, là... C’est bien simple, tout augmente sauf le prix des agneaux. On vit des primes, c’est n’importe quoi." La modicité du revenu, associé à la raréfaction des terres le rendent pessimiste quant à l’avenir de son exploitation : "Si les collectivités ne mettent pas de billes, il n’y aura plus personne après moi." Avant de vous quitter, il accepte de poser pour la photo, jugeant tout de même les brebis plus présentables que lui. Et en tout, il ne sourira pas. "Un berger qui sourit, ça aurait l’air de quoi ?..."

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